Les MotoGP 2020 seront réutilisées l’an prochain

L’objectif de ces mesures approuvées à l’unanimité est de « réduire les coûts tout en maintenant une certaine équité nécessaire au spectacle et à l’intégrité de ce sport« , explique cette commission constituée de représentants de la Fédération internationale de motocyclisme (FIM), de l’association des teams (IRTA) et des constructeurs (MSMA).

  • Championnat du monde MotoGP :
  • MNC du 9 avril 2020 :

Concrètement, les pièces moteur et aérodynamique homologuées début mars, avant le premier Grand Prix MotoGP avorté au Qatar, ne pourront subir aucune évolution cette saison – si elle démarre un jour… – et devront surtout être réutilisées telles quelles lors « du premier événement 2021« .

Concernant les moteurs, cette mesure ne change rien pour Ducati, Honda, Yamaha et Suzuki : les 4-cylindres sont habituellement scellés avant le début de saison, sans possibilité de modification ultérieure. En revanche, ces quatre constructeurs ont normalement à leur disposition deux configurations aérodynamiques différentes par pilote : il leur faudra donc composer avec un seul package. 

Cette décision impacte surtout les deux constructeurs qui jouissent de concessions réglementaires pour les aider à se mettre au niveau : Aprilia et KTM, qui peuvent en temps normal développer à volonté leur V4 et l’aéro de leur RS-GP et RC16 respectives. 

« Toute pièce homologuée ne pourra être changée durant cette saison 2020 : cette règle vaudra pour tous les constructeurs, qu’ils disposent ou non de concessions« , précise la commission Grand Prix, avant d’annoncer que « tous les constructeurs devront débuter la saison 2021 avec les pièces homologuées en mars 2020″.

« Après quoi des mises à jour pourront être effectuées conformément à la réglementation actuelle, à savoir : pas de nouvelle spécification moteur pour les constructeurs ne bénéficiant pas de concessions et pour tous, une évolution du package aérodynamique par pilote en cours de saison« .

Les Moto2 et Moto3 « gelées » pour 2020 et 2021

Ces mesures d’économies s’étendent sans surprise aux motos de Grands Prix Moto2 et Moto3, mais à plus forte échelle : tout le développement est complètement figé pour 2020 et 2021, y compris celui des composants essentiels de partie cycle (châssis et bras oscillant) !

« Les derniers packages aérodynamiques homologués par les constructeurs au GP du Qatar 2020 et toute autre version homologuée en 2019 seront gelés jusqu’à fin 2021 : aucune mise à jour ne sera permise« , prévient la commission Grand Prix. 

« Chaque fabricant de châssis peut soumettre son cadre et bras oscillant actuel ou antérieur pour homologation : ces designs seront gelés jusqu’à fin 2021, sans autre spécification autorisée« , poursuit-elle, ce qui laisse dans les faits le choix entre deux spécifications (l’ancienne et l’actuelle).

En Moto3, les mesures sont encore plus simples : les spécifications de la moto – telles que déclarées par chaque constructeur au GP du Qatar 2020 – seront gelées pour les saisons 2020 et 2021. Autrement dit : les Moto3 actuelles ne connaîtront aucune évolution technique pendant deux ans !

 

« Aucune mise à jour ne sera permise sur toute pièce qui aurait un impact sur les performances : le châssis, le bras oscillant, le moteur, l’ensemble aérodynamique et la boîte de vitesses« , précise la commission.

« La Commission Grand Prix a également approuvé le nombre de moteurs mis à disposition de chaque pilote, avec les possibles modifications de calendrier en 2020 et 2021. Le tout sera publié dans un prochain règlement« , prévoit-elle.

Pas d’assistance au départ en Moto2 et Moto3

A noter enfin que la commission a voté l’interdiction du recours aux « holeshot devices » dans les catégories Moto2 et Moto3. Ce dispositif qui se généralise en MotoGP consiste à bloquer les suspensions par voie mécanique sur la grille de départ, afin de favoriser la transmission de puissance à l’extinction des feux.

« Cette technologie nécessitant de gros coûts de développements ne rentre pas dans l’éthique de championnats rentables comme c’est le cas du Moto2 ou du Moto3 : elle restera donc interdite« , décide la commission, qui ajoute que cette mesure s’étend également à « tout appareil qui modifie ou ajuste la hauteur de la moto pendant qu’elle est en mouvement« .

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